Face à Google, Mitterrand soutient les éditeurs

Mise en ligne le 28 novembre 2010

Lire Le Figaro du 27/11/10

Extrait

Dans une interview au JDD, Frédéric Miterrand appelle de ses vœux «un accord-cadre entre Google et tous les ayants droit français», dans le cadre de la numérisation d’oeuvres épuisées.

Sans s’enfermer dans «l’attitude d’Asterix le Gaulois», Frédéric Mitterrand se pose en intermédiaire pédagogue entre le géant Google, qui numérise à tire larigot, et les éditeurs français. Dans un entretien au Journal du Dimanche, le ministre de la Culture souhaite l’élaboration d’un «accord-cadre» entre le géant américain et tous les ayant-droit français.

Une volonté qui intervient après que Google a signé avec Hachette un accord sur la numérisation et l’exploitation d’oeuvres épuisées de l’éditeur. Cet arrangement a refroidi le secteur de l’édition française, qui était en train de se construire un front uni face à Google.

Cet accord avec Hachette Livres est considéré par le ministre comme une «inflexion très importante (de Google, NDLR). Mais il faut aller plus loin et rester maître du jeu pour protéger notre filière.(…) Ce qui a été signé avec Hachette n’est qu’un protocole, l’accord définitif n’interviendra que dans six mois. Cela laisse le temps pour définir un cadre qui sera ensuite valable pour tous les professionnels», a assuré le ministre dans les colonnes de l’hebdomadaire. Frédéric Mitterrand a en outre précisé au PDG de Google qu’il a rencontré hier soir, vendredi, son intention de contribuer à la création de cet accord-cadre.

Accord-cadre prévu pour début 2011

De son côté, le ministère poursuit le développement de la numérisation d’oeuvres culturelles, dans le cadre du Grand emprunt. «Grâce au programme d’investissements d’avenir, nous allons accélérer le développement en France des technologies associées à la numérisation du patrimoine», indique M. Mitterrand.

«Nous allons également poursuivre nos discussions avec les éditeurs en vue de rendre accessibles des oeuvres indisponibles sous forme numérique», ajoute le ministre, qui rencontre ce week-end René Ricol, commissaire général à l’investissement, pour établir un bilan d’étape.

«Il faut aller vite, car il serait dangereux de laisser la numérisation de notre patrimoine à un acteur unique. Dès le début de l’année prochaine, notre cadre sera prêt», affirme-t-il.

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