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Arjowiggins : craintes sur l’avenir des sites sarthois

Mise en ligne le 19 mars 2017

Lire : Ouest-France du 17 mars

 

Les démêlés judiciaires du groupe Sequana inquiètent les salariés d’Arjowiggins. 4 000 emplois sont concernés en Sarthe. Un rassemblement est prévu mardi 21 mars, devant les sites de Bessé-sur-Braye et Saint-Mars-la-Brière.

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Le groupe Sequana, qui chapeaute, entre autres, Arjowiggins, a été assigné par la Haute Cour de justice de Londres, en février dernier, à verser une amende de 130 millions d’euros à la British American Tobacco, géant mondial du tabac. Dans ce contexte délicat, l’emploi au sein des entreprises Arjowiggins serait dans la ligne de mire de la holding.

 

« De mémoire, huit sites ont été fermés dans le monde entier, annonce Laurent Trudel, secrétaire départemental de la CGT. En France, il y a eu Charavines puis Wizernes. Aujourd’hui, Sequena se débarrasse de sa filiale Crèvecoeur. » Cette imprimerie de billets de banque, située en région parisienne, est actuellement en attente d’un repreneur.

Se défaire de la partie production

 

Les deux unités sarthoises risquent d’être, elles aussi, sur la sellette. « Demain, ce seront les papeteries Du Bourray à Saint-Mars-la-Brière (250 emplois) et de Bessé-sur-Braye (500) qui seront visées. La menace est réelle. L’inquiétude est que le groupe veut se défaire complètement de la partie production. Il achète à tour de bras tout ce qui concerne les bureaux de vente et il cède, ou ferme, les usines. »

 

Occultant les employés vivants du côté du Loir-et-Cher, c’est un vaste territoire sarthois qui sera directement impacté. « De Montoire jusqu’à Parigné-l’Évêque et de La Ferté-Bernard jusqu’à La Chartre-sur-le-Loir. Cela représente un cratère important », reprend le secrétaire de l’UD. Près de 1 000 salariés et intérimaires seraient concernés.

 

« On peut multiplier ce chiffre par quatre en intégrant les sous-traitants et les artisans. Tous sont concernés : communes, commerçants, écoles, etc. En mai 2014, nous avons déjà fait des démarches auprès les élus locaux ainsi que ceux du Département afin de les alerter. »

 

Pour Olivier Pollet, délégué du personnel CGT chez Arjowiggins Graphic, le constat est amer.

 

« À Bessé, les salariés sont inquiets. Il y a beaucoup de concurrence et trop de références sur le marché. Il faudrait un investisseur avec un projet industriel. Mais ici, il n’y a plus d’investissement depuis dix ans. Pour le groupe, ce ne serait même pas intéressant de délocaliser les machines. »

 

Les revendications des syndicalistes sont claires. « On veut que l’outil industriel soit préservé. Que le développement et la recherche, bloqués depuis dix ans, soient relancés ». Dans une grande campagne nationale, la CGT lance un appel à la population pour soutenir l’emploi sur les sites menacés.

 

Mardi 21 mars, à 11 h,rassemblement devant la papeterie Arjowiggins, à Bessé-sur-Braye, et 11 h, devant la papeterie du Bourray, à Saint-Mars-la-Brière.

 

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