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l’optimisme des chefs d’entreprise et des salariés est au plus haut

Mise en ligne le 26 décembre 2017

Lire Le Figaro du 18/12/17 page

Extrait

Plus d’un cadre sur trois estime que la réforme du code du travail va dans le bon sens selon une enquête réalisée par Ipsos et le groupe d’enseignement supérieur et de formation Cesi.

Les Français envisagent l’avenir avec plus de sérénnité. Selon la 12 ème édition de l’Observatoire Social de l’Entreprise réalisée par Ipsos et le Cesi, un groupe d’enseignement supérieur et de formation qui accueille 20 000 étudiants et salariés chaque année, en partenariat avec Le Figaro Economie, les chefs d’entreprise et les salariés sont très optimistes.

30% des dirigeants d’entreprise affirment que leur société sera en croissance dans les 6 prochains mois. Soit une amélioration de 12% par rapport à décembre 2016. 37% des salariés partagent leur avis. Soit une progression de 6 % par rapport à la fin de l’année dernière. Les patrons qui prévoient une baisse d’activité ne sont plus que 14%.

Signe de l’amélioration économique, les entrepreneurs du BTP ne sont que 5% à redouter le pire. «La France va mieux. Les employeurs et les salariés affichent un niveau record d’optimisme pour la première fois depuis la création du baromètre en 2009, année où la crise économique a démarré, analyse Vincent Cohas, directeur général du groupe Cesi.Ils sont optimistes pour les entreprises et pour l’économie».

Bon climat social

Près d’un employeur sur trois et un salarié sur cinq jugent que la situation économique du pays va s’améliorer. La progression est forte (22%) chez les dirigeants d’entreprise. Elle est de 12% chez les cadres, employés et ouvriers. Mais le plus spectaculaire est le niveau élevé d’optimisme des chefs d’entreprise et des salariés pour l’emploi. Plus de sept dirigeants et salariés sur dix sont confiants sur la capacité de l’entreprise à maintenir l’emploi. Conséquence directe du moral qui est au plus haut, la première préoccupation des salariés concerne les augmentations de salaires.

Cette embellie explique également que la réforme du code du travail soit bien accueillie. Près d’un chef d’entreprise sur deux estime que les mesures prises vont dans le bon sens. Les salariés sont plus prudents puisqu’ils ne sont que 24% à avoir la même analyse que les employeurs contre 42% qui jugent qu’elle va dans le mauvais sens. Sans surprise, les cadres sont les plus favorables aux changements en cours.

Malgré les attitudes réservées des salariés, la première réforme du gouvernement qui était jugé explosive par les experts avant sa mise en oeuvre, n’a pas eu d’impact négatif sur leur état d’esprit. Au contraire. Les salariés n’ont jamais été aussi nombreux (59%) à estimer que le climat social dans leur entreprise est bon. Plus de 8 patrons sur dix dressent le même constat.

«Les salariés ont compris que les entreprises sont entrées dans une période de transformation et d’adaptation. Cette prise de conscience explique que le climat social soit bon. Mais les salariés éprouvent aussi des craintes. Ils ont des attentes en matière de sécurité de leur parcours professionnel et d’employabilité», explique Vincent Cohas.

Malgré ce climat apaisé, les chefs d’entreprise et les salariés sont d’accord sur un point: la réforme du code du travail n’aura pas d’impact sur l’emploi dans les 6 prochains mois. 67% des salariés pensent même que les nouvelles mesures favoriseront les licenciements.

Les dirigeants sont également sceptiques sur l’amélioration du dialogue social. Moins d’un quatre croit que cet objectif fixé par le gouvernement sera atteint. Les salariés craignent que les accords d’entreprise ne déséquilibrent les rapports de force. Ils redoutent qu’ils soient plus favorables aux chefs d’entreprise.

Les personnes qui travaillent dans les sociétés de 500 salariés et plus et celles âgées de plus de 40 ans sont une majorité à partager cette analyse. Il est donc difficile de prévoir si la réforme du code du travail ouvre une nouvelle ère et si l’optimisme actuel des Français va se poursuivre dans les prochains mois. «Il sera intéressant d’observer si les négociations qui s’engagent sur la formation et l’apprentissage entre les régions, les banches des organisations patronales et les syndicats de salariés, confirmeront l’apaisement du climat social», observe Vincent Cohas.

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