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Royaume-Uni: le secteur du livre optimiste pour 2018

Mise en ligne le 26 décembre 2017

Lire Livres Hebdo du 19/12/17

Extrait

Après une année 2017 jugée « imprévisible« , le secteur du livre anticipe une amélioration du marché pour l’année à venir.

Le marché de l’édition britannique a été, en 2017, assez « imprévisible face à l’énorme incertitude » créée par l’élection de Donald Trump et le début des négociations sur le Brexit, selon The Bookseller. Ce qui n’empêche pas le secteur de l’édition de rester optimiste pour l’année à venir.

Le marché des livres physiques « tient bon« , soulignent nos confrères de The Bookseller. En date du 19 décembre, 169 millions d’ouvrages papier ont été vendus outre-manche, soit une diminution de 2,7 % en volume par rapport à l’année précédente. Mais, avec un chiffre d’affaires de 1,58 milliard d’euros, le marché du livre reste stable en valeur.  De son côté, le marché des livres audio continue de croître, notamment favorisé par l’émergence de Kobo et ses liseuses.

Diversité

Par ailleurs, l’Association des libraires britanniques (Bookseller Association) a enregistré une augmentation du nombre de librairies indépendantes implantées au Royaume-Uni. Une première depuis 11 ans.

Enfin, les éditeurs britanniques ont poursuivi leurs initiatives en faveur de la diversité au sein de la profession. En septembre dernier, l’Association des éditeurs britanniques (Publishers Association) a adopté un « plan d’action en dix points » pour atteindre 15 % d’employés issus de minorités ethniques. Tout ceci dans un objectif de « refléter la société britannique d’ici 2025 » et atteindre de nouveaux publics.

Bibliothèques et Brexit

Malgré cet optimisme affiché, le secteur continue de s’inquiéter de l’émergence de nouveaux médias, comme Netflix, qui ont déclenché « une explosion dramatique », déstabilisant le marché des cessions pour les adaptations de livres. Sans compter les fermetures en série des bibliothèques britanniques: en un an, 105 établissements de lecture publique ont fermé leurs portes, portant à 449 le nombre de bibliothèques qui ont disparu depuis 2012 en Grande-Bretagne.

Autre point d’inquiétude: le Brexit dont ses conséquences sont encore imprévisibles, malgré l’avancée des négociations européennes. Dans The Guardian, Bloomsbury a tiré la sonnette d’alarme sur le « sombre chapitre » qu’inaugurera la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, en particulier pour les nouveaux auteurs qui auraient alors du mal à s’exporter outre-manche à cause de la fin des avantages financiers liés à l’adhésion à l’Union. Un scénario contredit par d’autres maisons, comme Simon & Schuster, qui pensent que le Brexit sera source d’un certain renouveau éditorial.

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