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Presstalis a bouclé son plan de financement

Mise en ligne le 19 mars 2018

Lire Le Figaro du 14/3/18 page 26

Extrait

En grave difficulté, le diffuseur a trouvé un accord avec les éditeurs et l’État.

Après avoir été validées lundi par le tribunal de commerce de Paris, les modalités du financement du plan de restructuration de Presstalis devaient être homologuées ce mercredi par les pouvoirs publics. La fin de quatre mois de négociations intenses entre le diffuseur de presse, les éditeurs et le gouvernement, afin d’obtenir les 190 millions d’euros nécessaires au redressement de la société.

«C’est la dernière chance accordée à Presstalis, insiste sa PDG, Michèle Benbunan. Notre objectif désormais est de nous restructurer le plus vite possible et de gérer l’argent accordé par les éditeurs en bon père de famille.»Tous les titres de presse diffusés par Presstalis se verront ponctionner 2,25 % sur le fruit de leurs ventes en kiosque durant quatre ans et demi.

La presse magazine en colère

Une situation dénoncée par nombre d’acteurs de la presse magazine, qui estiment que leur développement va être entravé. «Ils ont raison de protester et je les comprends. Il est dommageable que nous soyons arrivés à cette solution extrême, mais nous n’avions pas le choix. Dans le système coopératif, la solidarité a consisté à ce que tous les éditeurs contribuent à même proportion», note la PDG.

«Des éditeurs vont souffrir de notre situation et vont devoir faire partir des salariés. Nous devons aussi faire notre part»

Michèle Benbunan, PDG de Presstalis

L’épée de Damoclès continue toutefois de planer au-dessus du diffuseur. Ses comptes vont être surveillés par un tiers durant cinq ans, avec des objectifs très précis à remplir et un point d’étape tous les trois mois. «En cas de manquement, le versement d’argent pourra cesser. Ce qui signifie un retour au tribunal et la liquidation, cette fois», alerte Michèle Benbunan.

Le premier des objectifs est le coût du PSE, qui devrait toucher de 200 à 300 salariés sur les 1200 de l’entreprise. Les conditions de départ très favorables du précédent plan, qui avait vu partir 1300 collaborateurs en 2012, ne sont plus d’actualité. «Des éditeurs vont souffrir de notre situation et vont devoir faire partir des salariés. Nous devons aussi faire notre part ; ils attendent de nous la même rigueur et d’assurer une certaine équité», souligne la PDG….

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