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L’imprimeur en ligne toulousain Printoclock va quintupler de taille d’ici dix ans

Mise en ligne le 09 juin 2018

Lire : La Dépêche du 5 juin

 

En dix ans, la société toulousaine est devenue le leader indépendant français de l’impression en ligne. Printoclock table sur 15 % de croissance par an d’ici 2028.

 

Qui a dit que le digital allait faire disparaître Gutenberg ? Certainement pas Printoclock ! Cette société toulousaine qui a été l’un des précurseurs du commerce en ligne pour le secteur de l’imprimerie souffle sa dixième bougie. La PME toulousaine a laissé son costume de start-up au vestiaire pour devenir une «grown-up». Entendez une entreprise mature. D’un million d’euros en 2012, le chiffre d’affaires a atteint 10,5 M€ en 2017. «ça a été un long sprint» se remémore Antoine Roux, le PDG et fondateur.

 

Printoclok c’est un peu le Vista Print toulousain : cartes de visite, affiches, enseignes, bâches grand format… le Toulousain imprime sur quasiment tous les supports. Ses 180 000 clients sont des petites entreprises, des commerçants, des professions libérales, des agences de communication, d’autres imprimeurs, etc. pour un panier moyen de 100 €. Face à une concurrence internationale venue des États-Unis, des Pays Bas ou d’Allemagne, Printoclock a tenu à rester indépendant. «Nous y sommes parvenus car nous avons toujours été rentables» glisse le fondateur dont l’entreprise a dégagé un résultat net de 1,2 M€ en 2017. Pour se démarquer, le Toulousain s’engage sur une livraison à J + 1. Des délais très courts qui ont été rendus possibles grâce à la création d’un atelier interne en 2010 via un investissement d’un demi-million d’euros. Une quizaine de machines assurent de l’impression off set en grande série ou du numérique pour les plus petites séries ainsi que la découpe et la mise sous film.

 

Cette année Printoclock investit 1,5 M€ supplémentaires afin de déployer l’impression sur de nouveaux supports : les objets publicitaires et le textile. Quinze nouvelles personnes seront recrutées cette année pour atteindre 70 salariés contre 56 actuellement. «Le marché du web to print croît de 10 % à 15 % par. Nous sommes à 20 % soit le double» anticipe Marion Banuls, la directrice générale.

Un nouveau siège à Castelnau d’Estretefonds

 

Le tout sans publicité TV uniquement avec de la pub digitale auprès de Google Adwords. 250 000 € ont déjà été ainsi investis sur le premier semestre. Printoclock s’apprête à faire face à 15 % de croissance par an dans les dix prochaines années. De 10,5 M€, le chiffre d’affaires doit bondir entre 55 et 75 M€ d’ici 2028 avec 350 salariés contre 70 fin 2018. Quinze embauches sont déjà programmées pour 2019 et «encore plus en 2020». Pour faire face à ce développement, la PME recherche actuellement un terrain sur la zone logistique d’Eurocentre à Castelanu d’Estretefond afin de construire un nouveau siège et un nouvel atelier de 3 000 m2. «Nous rapprocher des prestataires logistiques nous permet de gagner une heure dans le processus de fabrication en pouvant imprimer jusqu’à la fin de la journée» explique la directrice générale. L’investissement atteint 3M€.

 

Espagne : le prochain défi

 

Afin de poursuivre son développement, Printoclock va accélérer sur l’export. Si le Toulousain livre déjà quelques clients francophones au Luxembourg ou en Belgique, un site dédié au marché espagnol va être ouvert. En 2009, une première tentative avait échoué en raison du manque de maturité de la société. «Maintenant nous avons des bases solides avec un nouveau site web bientôt mis en ligne» assure Marion Banuls. L’Espagne sera adressée depuis Toulouse sans implantation physique, dans un premier temps, juste avec un site web augmenté en ligne d’ici l’été.

1 M€ d’ici un an

 

Dans un second temps, l’implantation d’un atelier logistique pourrait être envisagée à proximité de la frontière franco-espagnole. D’ici fin 2019, le marché ibérique doit générer un chiffre d’affaires d’1 M€. Le nouveau site internet de Printoclock qui sera capable de gérer les différences de taux de TVA entre les différents pays permettra aussi d’attaquer le marché suisse. Pour l’instant, la PME toulousaine s’est développée uniquement en croissance organique mais ne s’interdit rien notamment pour acquérir des compétences ou des parts de marchés sur un créneau spécifique comme les étiquettes ou l’emballage.

 

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1 Commentaires pour cet article

  1. Jessica :

    Printoclock va battre tous les records !

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