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Banque de France : l’esquisse de la nouvelle imprimerie de billets dévoilée

Mise en ligne le 08 juillet 2018

Lire : France Bleu du 6 juillet

 

La Banque de France organisait une nouvelle réunion publique ce jeudi soir à Vic-le-Comte. Elle a présenté le bilan de la concertation préalable mise en place dans le cadre du déménagement de l’imprimerie, mais le plus attendu, c’était d’abord l’esquisse architecturale du projet.

 

L’esquisse a été présentée en avant-première à tous les agents de la papeterie et de l’imprimerie. Ils étaient rassemblés exceptionnellement le 4 juin dernier au Zénith d’Auvergne, une première à la Banque de France grâce à ce projet baptisé Refondation. Ils ont pu découvrir les images proposées par Joseph Alwan du cabinet Ataub, l’architecte retenu pour ce projet.

 

Pour rappeler l’ancrage historique de la Banque de France à Vic-le-Comte, il s’est inspiré des volcans d’Auvergne, avec un bâtiment en cercle devant l’entrée de l’enceinte sécurisée, là où se trouveront l’espace restauration et les locaux sociaux, également avec un grand patio au cœur de l’imprimerie, symbolisant un cratère. Et pour rappeler les procédés industriels de l’imprimerie, il a recouvert le bâtiment d’une coque métallique qui évoque la gravure en taille douce, utilisée pour la fabrication des billets. Cette usine de 20.000 m² sera dominée par la « serre » de vingt mètres de haut, le local où seront stockés le papier et les billets.

 

Un projet à boucler en cinq ans

 

Cette nouvelle imprimerie et la papeterie seront entourées par une enceinte de sécurité commune de plusieurs mètres de large, avec seulement deux accès : un accès piéton pour les agents et un accès routier pour les camions de transport de fonds, deux points évidemment ultra-sécurisés. Cela ne veut pas pour autant dire bunker, la lumière naturelle entrera dans l’imprimerie à travers des vitrages pare-balles et la coque métallique.

 

Cette esquisse va maintenant devoir être affinée pour régler les innombrables détails inhérents à ce genre de projet. Architectes et ingénieurs ont très peu de temps puisque le permis de construire doit être déposé en novembre. L’usine devrait commencer à fonctionner partiellement en 2022 et monter en charge pendant un an, le temps du transfert complet des activités du site de Chamalières. Il va falloir également tenir le budget de 120 millions d’€uros.

 

Encore des difficultés à résoudre

 

La réunion de ce jeudi soir a permis d’aborder à nouveau des questions déjà évoquées lors de la précédente réunion publique du 18 janvier et lors de la consultation préalable et volontaire. Principal point soulevé: l’accès compliqué par la D96 avec l’étroit pont des Goules d’un côté et le passage à niveau de l’autre. Rien n’est acté mais la question est à l’étude avec le Conseil Départemental. Autre problème: la question des nuisances sonores perçues par les habitants de Corent depuis l’installation d’une nouvelle machine à la papeterie en décembre dernier. Il y a du mieux mais le bruit reste encore très perceptible la nuit. De nouvelles mesures vont être faites avant éventuellement de nouveaux réglages.

 

Enfin il y avait le cas des installations sportives qui seront détruites. Elles étaient mises à la disposition des associations par la Banque de France ; le gouverneur vient d’annoncer un budget exceptionnel de 500.000 €uros en faveur de la commune de Vic-le-Comte pour construire de nouvelles installation. La municipalité espérait quatre fois plus, il faut dire qu’elle prévoit un investissement de 8 millions d’ici 2025.

 

Quant au site de Chamalières, aucune décision sur son avenir n’a été prise pour le moment.

 

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