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Reworld Media, le groupe qui inquiète la presse magazine

Mise en ligne le 04 novembre 2018

Alors que l’entreprise tricolore s’apprête à racheter Mondadori France, son management et ses pratiques commerciales provoquent l’hostilité d’une partie du secteur.

 

Jusqu’à présent, il était resté discret. Mais, face au vent de panique provoqué par le potentiel rachat de Mondadori France (Closer, Grazia, Science et Vie, Télé Star…) par son groupe, le président de Reworld Media s’évertue à rassurer les salariés de l’éditeur italien.

 

« Mondadori dispose de beaux titres qui fonctionnent très bien, a expliqué au Monde Pascal Chevalier, le 25 octobre. Et nous sommes les seuls en France à croire dans la presse aujourd’hui, alors que tous les investisseurs se désengagent. »

 

Il n’empêche. La mauvaise réputation de Reworld dans le secteur complique cette opération de déminage. Fondée en 2012, l’entreprise s’est bâtie en mettant la main sur des magazines chancelants, puis en les réorientant vers le numérique. Et ce avec une méthode bien réglée : allier la notoriété du titre et les techniques d’optimisation du trafic en ligne pour attirer les annonceurs publicitaires.

 

Journalistes encouragés à démissionner

 

En 2013, Reworld a racheté Marie France au groupe Marie Claire, puis des magazines comme Gourmand, Papilles ou Vie pratique. Un an plus tard, huit revues de Lagardère (Be, Auto Moto, Maison & Travaux, Pariscope…) sont tombées dans son escarcelle. Mondadori France serait aujourd’hui une prise de guerre de taille pour Reworld, qui deviendrait le premier éditeur de presse magazine en France, avec un chiffre d’affaires de 484 millions d’euros.

 

La transformation opérée par le groupe dans les titres qu’il a absorbés n’a pas été indolore pour leurs salariés. Dans chaque rédaction, les journalistes ont été encouragés à démissionner en profitant des indemnités attractives de leur clause de cession – ce droit leur étant accordé lors d’un changement d’actionnaire.

 

Selon les calculs des syndicats, seuls 78 des 150 salariés de Lagardère sont restés chez Reworld au moment de la vente, en 2014.

 

Lire la suite : Le Monde du 30 octobre

 

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