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Le livre jeunesse en petite forme

Mise en ligne le 02 décembre 2018

Lire Le Figaro du 28/11/18 page 32

Extrait

Alors que s’ouvre le Salon de Montreuil, le marché accuse un repli de 1,2 %, après une chute de 6,5 % en 2017. Seuls les albums illustrés, la BD jeunesse et les activités pratiques se démarquent.

Pour la seconde année consécutive, le marché du livre jeunesse accuse un recul en France, annonce l’institut GfK à la veille de l’ouverture du Salon de Montreuil, rendez-vous annuel du secteur. Véritable pilier de l’édition, le livre jeunesse représente 28 % du marché, avec 86 millions d’exemplaires vendus cette année.

Mais après un trou d’air en 2017 (chute de 6,5 % des ventes), le secteur ne s’est pas repris. Il accuse un repli de 1,2 % pour la période novembre 2017-octobre 2018. Même en retirant du calcul les ventes du dernier album d’Astérix , le marché recule de 0,8 %. «Ce n’est pas l’euphorie, mais les éditeurs spécialisés équilibrent leurs comptes» grâce aux ventes aux collectivités (bibliothèques, écoles) et aux éditeurs étrangers, non pris en compte par GfK, note Thierry Magnier, président du groupe jeunesse du Syndicat national de l’édition (SNE).

Tous les segments sont touchés, à l’exception des albums illustrés (+1%), des activités pratiques (+16%) et de la BD jeunesse en dehors des grands classiques (+16%), avec, en fer de lance, les séries Les Sisters, Les Carnets de Cerise et Les Légendaires (le manga, pourtant en très grande forme, n’entre pas dans les calculs de GfK). Les librairies se targuent, au contraire, de voir leurs ventes jeunesse augmenter de 1,9 % cette année. «Mais nous avons une clientèle particulière, qui lit déjà beaucoup et qui veut tenir ses enfants éloignés des écrans», indique Amélie Raud, administratrice du Syndicat de la librairie (SLF).

Selon une étude Ipsos parue en juin, les adolescents passent quinze heures et trente minutes par semaine sur Internet pour écouter de la musique, regarder des vidéos et discuter avec leurs amis

Or, plus les parents lisent, plus leurs enfants sont enclins à faire de même. Du moins, jusqu’à l’entrée au collège où la pratique plonge, notamment chez les garçons. Selon une étude Ipsos pour le Centre national du livre parue en juin, les adolescents passent quinze heures et trente minutes par semaine sur Internet pour écouter de la musique, regarder des vidéos et discuter avec leurs amis. Cela leur laisse peu de temps pour se plonger dans un livre, une activité qui «ne les intéressent pas» selon 20 % des sondés…

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