Subventions, aides à l’installation, marchés publics… Si les professionnels du livre attendent des villes un soutien financier et matériel, ils réclament aussi, et peut-être surtout, la reconnaissance de leurs rôles, multiples et indispensables, à l’échelle communale. Un appui d’autant plus espéré dans un contexte où les acteurs de la filière se retrouvent en première ligne des atteintes à la liberté d’expression.
Le livre, partout. Et les moyens d’en vivre décemment. Les attentes des professionnels vis-à-vis de leurs équipes municipales semblent plutôt simples. Mais la concrétisation de cet idéal s’avère complexe. Quelques dispositifs légaux existent pour permettre un soutien municipal au livre, mais ceux-ci sont relativement récents eu égard à la longévité de la filière – et parfois encore bien méconnus de la part des élus. Outre la prise en compte de ces textes réglementaires, les professionnels souhaitent un engagement plus affirmé.
Maintenir les budgets
La loi Robert préconise la gratuité de « l’accès aux bibliothèques municipales et intercommunales » et de « la consultation sur place de leurs collections ». L’Association des bibliothécaires de France (ABF) milite également pour la gratuité d’emprunt. Laquelle n’est pas encore de mise dans toutes les villes puisque, selon les dernières données disponibles, seules 57 % des bibliothèques territoriales la pratiquaient en 2021…






































