Le patronat français dénonce un nouveau « monstre de complexité » créé à Bruxelles.
Le pays n’avait pas besoin d’un nouveau sujet de discorde. Et pourtant la question de la transparence salariale hérisse un monde économique éprouvé par les difficultés de la conjoncture. À l’origine des tensions, un texte voté par l’Union européenne pour lutter contre les « inégalités salariales », notamment entre hommes et femmes, mais qui dans les faits impose un nouveau cadre dans les politiques de rémunération et de promotion au sein des entreprises. La France, comme tous les Vingt-Sept, aurait dû le transposer dans son droit national le 7 juin dernier. Ce qui n’a pas encore été fait.
Pour les chefs d’entreprise, la directive est un nouveau monstre de complexité, « comme tout ce qui vient de l’Europe », gronde l’un d’eux. Car dans les faits elle excède largement le cadre de la lutte contre les inégalités hommes-femmes. Entre autres obligations, les employeurs devront produire un rapport sur les écarts de rémunération, mentionner les fourchettes salariales dans leurs offres d’emplois, communiquer à tout salarié qui en fait la demande les rémunérations moyennes des postes équivalents, ainsi que les critères régissant salaires et promotions. Ces derniers doivent être objectifs, tout écart de salaire de plus de 5 % injustifié exposant l’employeur à une sanction…






































