Détroit d’Ormuz quasi bloqué, canal de Panama en proie à la sécheresse… les armateurs doivent trouver des alternatives.
Une première dans l’histoire du commerce mondial. L’armateur chinois Sea Legend a inauguré cet été une nouvelle ligne maritime régulière pour le transport du fret, reliant l’Asie à l’Europe en passant par l’Arctique.
Parti mi-août du port chinois de Ningbo, le porte-conteneurs Dubai Tower devait rejoindre dans les prochains jours le Royaume-Uni. Ce pionnier sera suivi chaque semaine d’un nouveau bateau jusqu’au mois d’octobre, date à partir de laquelle la traversée devient impossible sans brise-glace. Si la route de l’Arctique séduit, c’est en partie parce que la fonte des glaces, liée au réchauffement climatique, la rend possible. Elle illustre la réorganisation du trafic maritime mondial, bouleversé ces derniers mois par la géopolitique et le climat.
Depuis le 28 août, les deux plus gros ports à porte-conteneurs du monde (Shanghaï et Ningbo) subissent les assauts du typhon Saudel. Résultat, plus de 2,4 millions de « boîtes » sont bloquées à quai. Et les délais d’attente pour charger et décharger la marchandise atteignent des sommets (12 jours). Un énième contretemps dont le transport maritime de marchandises se serait bien passé. Car, ces derniers mois, le secteur a accumulé les tuiles. « C’est la première fois qu’autant de routes maritimes majeures sont peu ou pas praticables en même temps », souligne Jérôme de Ricqlès, expert du secteur au sein de la plateforme Upply…






































