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Liberté de la presse : au chevet du pluralisme

La dégradation de la situation des journalistes à travers le globe est le signe inquiétant d’un monde plus violent et moins démocratique.

On ne demande pas aux médecins de casser le thermomètre pour que le malade aille au mieux ! Parmi les instruments qui mesurent la bonne santé d’une société, le journalisme. Or, les zones où l’information est difficile voire impossible à obtenir s’étendent à la surface du globe ; les États autoritaires s’en donnent à cœur joie. À terme, cela menace aussi nos sociétés pluralistes.

Dans son encyclique Magnifica humanitas, Léon XIV a rappelé le lien causal entre le travail journalistique et l’émergence de la vérité dans le débat public. Il souligne là un élément d’un ensemble plus vaste qui concerne la santé de nos démocraties, que valorise et protège la doctrine sociale de l’Église.

Pour elle, la vie démocratique d’un pays ne dépend pas seulement de la qualité des processus électoraux qui n’en sont finalement que la condition première. L’exercice du pouvoir est au moins aussi important. L’existence de contre-pouvoirs qui ne se plient pas aux choix majoritaires est constitutive de l’équilibre d’une société. D’ailleurs, les premières victimes des dictateurs sont ceux qui lui résistent : les juges, les journalistes, les chercheurs et les experts, et en suivant les programmes scolaires, la condition pénitentiaire, etc.

Lire la suite : La Croix du 6/9/26

Pascal Lenoir

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