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Fibre Excellence : l’Etat accorde un prêt de 2 millions pour sauver l’usine de pâte à papier de Saint-Gaudens

Le prêt doit soutenir la société Fibre Excellence Saint-Gaudens (Haute-Garonne), en redressement judiciaire depuis fin avril et qui vient de bénéficier d’un nouveau délai de trois mois pour qu’un investisseur potentiel finalise son offre de reprise.

L’Etat va accorder un prêt de deux millions d’euros à la société Fibre Excellence Saint-Gaudens (Haute-Garonne), en redressement judiciaire depuis fin avril, selon un arrêté publié dimanche au Journal officiel.

« Le prêt sera versé par Bpifrance Assurance Export au nom de l’Etat selon les modalités décrites dans le contrat de prêt entre la SAS Fibre Excellence Saint-Gaudens et Bpifrance Assurance Export », est-il écrit dans cet arrêté précisant que ce prêt est réalisé au titre du programme du Fonds de développement économique et social (FDES).

Dernier producteur de pâte à papier en France, le groupe Fibre Excellence, en redressement judiciaire depuis fin avril, espère le sauvetage de son usine de Saint-Gaudens, près de Toulouse, qui vient de bénéficier d’un nouveau délai de trois mois pour qu’un investisseur potentiel finalise son offre de reprise.

Repreneur attendu

Le groupe alsacien Soprema a exprimé cet été un intérêt pour le site de Saint-Gaudens, soutenu par la région Occitanie et auquel doit s’associer un autre partenaire. Pour couvrir ce délai de trois mois jusqu’au 15 décembre, l’Etat va apporter 2 millions d’euros jusqu’au 30 septembre, date à laquelle le ministre de l’Industrie Sébastien Martin a demandé « des engagements précis » de la part des porteurs du projet de reprise. De son côté, la région Occitanie abondera de 3,5 millions d’euros pour la période d’octobre jusqu’à mi-décembre.

Fibre Excellence, le numéro un de la pâte à papier en France a vu son autre usine, installée à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, placée en liquidation judiciaire le 30 juillet après le rejet d’une offre de reprise de la part du financier Matthieu Pigasse.

« Incurie » du liquidateur judiciaire

Vendredi, l’Etat a repris la main dans la mise en sécurité de cette usine de Tarascon pour pallier « l’incurie » du liquidateur judiciaire qui avait poussé d’ex-salariés à relancer eux-mêmes le site, avait annoncé le gouvernement.

Le ministère de la Transition écologique avait expliqué dans un communiqué cinglant que l’Etat a décidé de faire intervenir l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) « en urgence impérieuse », « face à la défaillance des liquidateurs de Fibre Excellence » et à la situation du site de Tarascon, classé Seveso, afin de prévenir les risques d’incendie, de déversement de produits dangereux et de pollution du Rhône.

Lire : Les Echos du 20 septembre

Jean-Philippe Behr

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