Au Royaume-Uni, 46 % des illustrateurs interrogés par l’Association of Illustrators (AOI) déclarent savoir qu’un client leur a préféré une image produite par intelligence artificielle. Ils étaient 32 % dans une enquête antérieure. La comparaison, qui repose sur deux groupes de répondants différents, ne mesure pas l’ensemble des commandes perdues. Elle éclaire néanmoins une transformation des conditions de travail, particulièrement sensible pour les créateurs de couvertures et de livres illustrés.
Un client qui se passe d’un illustrateur, une image générée par logiciel intégrée à un dossier de commande, des honoraires remis en discussion : l’intelligence artificielle ne se manifeste pas uniquement au moment de fabriquer une illustration. Elle modifie aussi la manière dont les professionnels sont sollicités et rémunérés.
La nouvelle enquête de l’Association of Illustrators, donne une indication de l’ampleur ressentie par les professionnels britanniques : 46 % des répondants affirment avoir appris qu’un commanditaire avait choisi l’IA générative plutôt que leur travail. La proportion était de 32 % en 2025, soit quatorze points de moins.
Des chiffres à lire avec précaution
Les deux enquêtes ne portent pas sur des groupes identiques. Celle de 2026 rassemble 549 réponses, tandis que le travail précédent s’appuyait sur un ensemble beaucoup plus important de participants. Le rapprochement des pourcentages décrit les réponses obtenues à deux moments distincts ; il ne suffit pas à établir une hausse de quatorze points des commandes effectivement perdues à l’échelle nationale…






































