La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, à cause du conflit au Moyen-Orient, provoque un choc logistique global qui affecte de nombreuses filières commerciales et industrielles.
Il aura fallu une guerre pour que l’on découvre tous les trésors qui passent par le détroit d’Ormuz : 20 % du pétrole et du gaz, 30 % des engrais, 5 % du plastique mondial – fabriqué en Arabie saoudite – car c’est un sous-produit du pétrole. Sans oublier l’hélium, un composant indispensable pour les semi-conducteurs ou la réalisation des IRM médicaux, dont le Qatar assure 30 % de la production mondiale. Ou encore près de 20 % de l’aluminium. Des trésors dont les prix ont bondi : le baril de brent tutoyait lundi les 115 dollars, le cours du gaz européen a augmenté de plus de 70 % en un mois.
Les innombrables matériaux qui proviennent en temps normal du golfe Persique profitent à toute la planète. En créant une dépendance inquiétante, car peu de régions peuvent s’en passer. Ni l’Asie qui s’approvisionne beaucoup dans cette région, ni l’Europe qui y achète du gaz en pagaille depuis l’invasion de l’Ukraine. Même si d’un pays à l’autre, la dépendance varie. « Dans l’écrasante majorité, nous, Français, achetons peu ou pas ces produits dans cette zone. Donc, notre risque est très faible », nuance ainsi Laurent Martens, délégué général d’Armateurs de France…






































