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Bruxelles somme Meta de supprimer les mécanismes addictifs d’Instagram et Facebook

Les enquêteurs de la Commission européenne pointent les dangers sous-estimés par Meta des fonctionnalités visant à augmenter le temps d’attention.

Après de multiples condamnations judiciaires aux États-Unis, l’Europe tape à son tour du poing sur la table. Vendredi, la Commission européenne a rendu les conclusions ­préliminaires de son enquête ouverte en 2024 sur le groupe Meta. Il est soupçonné de ne pas en faire assez pour protéger ses utilisateurs, notamment les mineurs et les adultes fragiles, des dangers de ses applications sociales. Il s’agit pourtant d’une obligation pour les services numériques opérant sur le continent depuis l’adoption du Digital Services Act : ces derniers doivent évaluer, puis atténuer les risques que présentent leurs applications. Mais, selon le rapport des enquêteurs, Meta a failli à cette mission. « La protection de la santé physique et mentale des Européens doit être une priorité pour les plateformes de médias sociaux », a rappelé la vice-présidente de la Commission, chargée du Numérique, Henna Virkkunen.

Bruxelles a axé son enquête sur le fonctionnement des applications Facebook et Instagram, et pointe du doigt des mécanismes problématiques : l’ultra-personnalisation des contenus mis sous les yeux des internautes, la lecture automatique des vidéos, et le défilement infini des publications. Un internaute peut ainsi rester des heures à « scroller » sur Instagram, « passant son cerveau en mode pilote automatique », selon les mots de la Commission, « ce qui contribue à la prise d’habitudes malsaines et à une utilisation compulsive » de ces applications. Ces dangers auraient été minimisés dans le rapport d’évaluation des risques que doit remettre Meta à Bruxelles, et les enquêteur…

Lire Le Figaro du 11/7/26 page 26

Pascal Lenoir

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