Le livre voyage léger, dit-on. Pas cette fois. Derrière les couvertures, les vitrines du Nouvel An au Cheval de Feu et les pinceaux offerts en supplément, Pékin pousse une machine parfaitement huilée : maisons d’État, export culturel, foires internationales, récit national calibré. La Chine ne vend pas seulement des ouvrages à l’étranger ; elle met en rayon une image d’elle-même, polie, cadrée, traduite, et surtout très consciente de ce qu’elle veut faire lire du pays.
Nouvel An chinois, vitrines rouges, nœuds porte-bonheur et rayons alignés comme une démonstration de force tranquille. Avec la seizième édition de « China Books Around Worldwide », Pékin n’exporte pas seulement des livres : il expédie un récit, soigneusement emballé, vers 33 pays et régions.
L’opération, pilotée par China National Publications Import and Export, ou CNPIEC, se déploie simultanément de l’Amérique du Nord à l’Europe, de l’Asie du Sud-Est à l’Afrique du Nord, avec une sélection d’ouvrages contemporains chinois et tout l’attirail festif associé au Nouvel An lunaire…






































