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Emballage en France : l’état des lieux par le CNE

Le CNE (Conseil National de l’Emballage) publie le premier état des lieux de la filière en France.

Souvent réduit à sa seule fin de vie, l’emballage demeure paradoxalement l’un des grands oubliés de l’économie française. Parce qu’il se confond avec les produits qu’il protège, transporte, informe, conserve et met en valeur, il reste encore insuffisamment reconnu pour ce qu’il est réellement : un maillon essentiel de toutes les chaînes de valeur, au croisement des enjeux industriels, logistiques, commerciaux, sanitaires et environnementaux. Ce document a précisément pour objet de rétablir cette réalité, en proposant pour la première fois une lecture globale de l’emballage en France, sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, tous matériaux et tous usages confondus.

Le constat qui s’en dégage est clair : l’emballage n’est ni un secteur périphérique, ni un simple sujet de gestion des déchets. Il constitue l’un des socles industriels du pays. Selon les estimations consolidées dans ce document, il représente en France plus de 42 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 175 000 emplois directs répartis dans quelques 7 500 sites industriels ou organisations. Par son poids économique et social, il se situe à des niveaux comparables à ceux de grandes filières emblématiques de notre économie comme l’aéronautique civile (57Md€1 / ~140 000 emplois directs2) ou l’industrie cosmétique (36Md€ / 55 000 emplois directs3). Mais son importance dépasse encore ces quelques chiffres : sans emballage, il n’y a ni mise sur le marché de produits, ni transport, ni distribution, ni commerce possible dans des conditions satisfaisantes de sécurité, de conservation, d’information et d’accessibilité.

Il y a 35 ans, l’emballage a montré la voie à suivre en matière de Responsabilité Elargie du Producteur, avec la mise en oeuvre de la 1ère REP fondée sur le principe du pollueur-payeur en France. Aujourd’hui, sur les 13 millions de tonnes d’emballages mis en circulation en France, près de 70 % sont recyclés (dont 80% sur notre territoire). Ce taux est aujourd’hui équivalent à celui fixé par l’UE à ses Etats Membres… à horizon 2030.

Quoique souvent sous-estimé, un tel niveau de valorisation constitue à bien des égards une performance remarquable, notamment en comparaison des taux de recyclage d’autres filières de gestion des déchets.

Lire : sur le site du CNE, publié le 27 mai

Télécharger : le rapport (92 pages)

Jean-Philippe Behr

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