Le massif entame une longue convalescence après le feu qui a ravagé 10 % de sa surface. L’Office national des forêts procède à l’abattage des arbres les plus dangereux pour le public.
Le craquement résonne, avant le fracas sourd de l’arbre qui tombe au sol. Quelques secondes après, le long bras articulé de l’abatteuse attrape un nouvel arbre. Méthodiquement, l’engin parcourt ainsi plusieurs kilomètres par jour dans la forêt de Fontainebleau. Les troncs s’empilent le long des chemins.
« Certains arbres sont si mal en point que la machine n’a qu’à les soulever. Plus rien ne les retient au sol », raconte Sophie David, chef du service environnement et accueil du public de l’Office national des forêts Île-de-France Est. L’ONF, qui gère les massifs publics, est engagé dans une course contre la montre pour sécuriser la zone et ses 120 kilomètres de sentiers, après l’incendie qui a ravagé durant l’été le massif forestier le plus fréquenté de France (15 millions de visiteurs par an).
Le feu de juillet est officiellement éteint depuis un mois, mais la forêt de Fontainebleau est loin d’avoir tourné la page. Sur ses 20 000 hectares, 2 000 sont partis en fumée et restent fermés au public. Comme ici, sur le site de la Faisanderie où opère l’unique abatteuse disponible. Utiliser la machine permet d’aller plus vite, mais aussi de préserver la sécurité des bûcherons, « deuxième métier le plus accidentogène en France », rappelle l’agente de l’ONF…






































