Bruxelles va cofinancer de cinq à six data centers géants à travers le continent. La France part avec des handicaps.
Le top départ n’a pas encore été donné, mais les prétendants fourbissent leurs armes. Depuis un an maintenant, la Commission européenne fait monter la pression autour du dossier AI Gigafactory, ce projet de création de centres de données géants et souverains visant à répondre à l’essor de l’intelligence artificielle. L’Europe accuse un retard sur les États-Unis et la Chine qui, à coups de dizaines de milliards de dollars, multiplient ces trois dernières années les investissements dans ces infrastructures
De gros projets sont certes annoncés sur le Vieux Continent. Mais ils sont le fruit d’acteurs extra-européens. « En tant que fournisseur de cloud, nous avons du mal à trouver des centres de données qui sont sous contrôle d’acteurs de l’Union européenne », confie le patron d’un des leaders européens du secteur. Il rappelle que, sur les 109 milliards d’euros d’investissements en France annoncés lors du sommet mondial de l’IA de Paris, plus de 90 % des fonds viennent d’Amérique, d’Asie ou du Moyen-Orient. Une situation peu tenable à l’heure des débats sur la souveraineté numérique du continent…






































