Le 9 septembre, Lagardère a levé 500 millions d’euros par emprunt obligataire, notamment pour solder une partie du prêt qui le liait encore à Vivendi. Près de deux ans après la scission, Louis Hachette Group affiche un bilan financier solide : trésorerie renforcée, dette nette en recul, accès direct aux marchés de capitaux. Mais sorti d’un conglomérat, le groupe en reste un à sa manière.
Qu’est-ce qui a vraiment changé pour Hachette Livre depuis qu’il n’appartient plus à Vivendi ? Dans les rayons des librairies pas grand-chose, mais dans les comptes la différence se voit davantage. Le premier éditeur français appartient désormais à un groupe qui finance seul ses projets et qui va chercher lui-même l’argent dont il a besoin.
Le 9 septembre, Lagardère SA, a emprunté 500 millions d’euros auprès d’investisseurs en émettant une obligation. Pour la maison mère d’Hachette Livre, contrôlée par Louis Hachette Group, la société cotée en décembre 2024 lors de la scission de Vivendi, cet argent servira à rembourser une partie d’une ligne de crédit ouverte auprès de ses banques en juin 2024. Il servira aussi à rembourser une partie du prêt accordé par Vivendi car la prise de contrôle de Lagardère par Vivendi avait déclenché le remboursement anticipé de la dette existante…






































