Le groupe Maury Imprimeur, premier imprimeur français de presse magazine, a annoncé son placement en redressement judiciaire. L’entreprise emploie environ 680 personnes et intervient dans un contexte de forte dégradation du marché de l’imprimerie.
L’entreprise imprime des hebdomadaires tels que Paris Match, L’Express et Le Point, ainsi que des livres pour des maisons d’édition comme Gallimard. Elle est confrontée à un contexte économique dégradé depuis 2022 et à un marché de l’imprimerie de labeur en fort recul.
Le tribunal des activités économiques de Paris a ouvert une procédure de redressement judiciaire pour la société Maury Imprimeur ainsi qu’une procédure de sauvegarde pour ses filiales Roto France Impression, Key Graphic et Maury Holding.
« Ce contexte fragilise la trajectoire financière de l’entreprise malgré une restructuration engagée depuis 2024, incluant la fermeture d’un site industriel, la cession d’actifs devenus non stratégiques et l’arrêt de plusieurs machines », a indiqué le groupe dans un communiqué.
Fondé en 1850, le groupe familial est présenté comme le premier rotativiste offset de France, spécialisé dans l’impression de presse magazine, de livres et de catalogues. Il a appelé ses clients à maintenir leur soutien, notamment en honorant leurs engagements financiers.
« Ce n’est pas seulement l’avenir de notre groupe qui se joue aujourd’hui, mais celui de la parution en kiosque d’un grand nombre de titres incontournables de la presse magazine française », a déclaré le président du groupe, Pierre-Antoine Laporte, cité dans le communiqué.
36 hebdomadaires imprimés chaque semaine
Les sociétés Maury Imprimeur et Roto France Impression assurent chaque semaine l’impression de 36 hebdomadaires nationaux ainsi que de millions de livres de poche, catalogues publicitaires, prospectus et magazines de collectivités territoriales.
Sur le site de Manchecourt, dans le Loiret, qui emploie 380 salariés, une vingtaine d’entre eux ont débrayé lundi pour exprimer leurs inquiétudes sur l’avenir du groupe, selon Ici Orléans et La République du Centre. Le groupe précise que l’activité industrielle se poursuit sans interruption sur l’ensemble de ses sites pendant la période d’observation.





































