L’enjeu est de contrer la mainmise de la Chine et d’améliorer la souveraineté industrielle. Cinq projets sont déployés en France.
Cobalt, lithium, nickel, manganèse, aimants de terres rares… Elles ne sont pas très populaires mais les mines se font un peu plus nombreuses dans l’Union européenne et l’ultradépendance à la Chine sur certains de ces matériaux dits « critiques » pourrait même bientôt n’être plus qu’un lointain souvenir. C’est le pari du vice-président de la Commission européenne Stéphane Séjourné, chargé de la stratégie industrielle. Il a présenté vendredi une nouvelle liste de projets dits stratégiques pour soutenir les activités d’extraction, de raffinage et de recyclage des métaux critiques ou de traitement des terres rares dans les Vingt-Sept.
Un domaine dans lequel les États membres ont presque tout à faire, en particulier sur le raffinage dominé par la Chine, qui a encore accru son monopole ces dernières années. Et pour certains, l’Europe n’a plus le luxe de se reposer sur les approvisionnements extérieurs. Encore moins depuis l’alerte d’octobre 2025 quand Pékin avait imposé l’arrêt des exportations de terres rares en guise de représailles contre Washington. Prises en étau, les entreprises européennes avaient alors entrevu de très près le scénario catastrophe de chaînes de production mises à l’arrêt…






































