Au Danemark, la lutte contre le piratage de manuels universitaires change d’échelle — et de cibles. L’alliance antipiratage RettighedsAlliancen (The Rights Alliance) annonce, à partir du 1er février 2026, des actions civiles visant des étudiants soupçonnés de partager illégalement des manuels numériques. Le cap affiché tient en une formule : prouver qu’un seul manuel partagé suffit à déclencher un dossier, même quand l’échange circule dans des groupes fermés et entre camarades.
Le choix surprend, car la répression s’est longtemps concentrée sur les grands diffuseurs, les plateformes et les réseaux structurés. Désormais, l’Alliance dit vouloir sélectionner des cas « exemplaires » et les porter devant les tribunaux via la poursuite privée prévue par la loi danoise sur le droit d’auteur. Si le tribunal retient l’infraction, l’étudiant peut être condamné à une amende versée à l’État, en plus des coûts liés à la procédure.
L’organisation revendique un effet dissuasif plutôt qu’une chasse aux individus. Sa directrice, Maria Fredenslund, résume l’intention dans Uniavisen : « Nous ne voulons pas sanctionner des individus, mais provoquer un changement de comportement, pour que les étudiants comprennent que le partage illégal a des conséquences. »…






































