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Protection des mineurs : Meta et YouTube condamnés au terme d’un procès historique

La justice a reconnu la part de responsabilité de leurs services dans l’état dépressif d’une jeune Américaine.

Un cupcake végane à la vanille. C’est avec ce gâteau que l’avocat Mark Lanier s’est présenté devant le jury, jeudi 12 mars, pour ses ultimes plaidoiries. Non pas pour nourrir les douze jurés, épuisés par six ­semaines de débats, mais pour leur démontrer que les réseaux sociaux, même s’ils ne sont pas la cause unique des maux de sa cliente, ont constitué un ingrédient toxique pour sa santé mentale. Comme la levure dans un gâteau : faible en proportion, mais sans laquelle rien ne lève. Mercredi, ce même jury – sept femmes et cinq hommes – lui a donné raison. Le tribunal civil de Los Angeles a reconnu Meta et Google, via leurs filiales Instagram et YouTube, en partie responsables de l’addiction d’une jeune Californienne de 20 ans, Kaley G.M., qui affirme avoir sombré dans la dépression, l’anxiété et les idées suicidaires après une consommation compulsive des réseaux sociaux dès l’enfance.

Les deux grandes plateformes ont ainsi été condamnées à verser au moins 3 millions de dollars de dommages et intérêts à la plaignante. « Le verdict rendu aujourd’hui est un moment historique – pour Kaley (la plaignante, NDLR) et les milliers d’enfants et de familles qui attendaient ce jour, se sont aussitôt réjouis ses avocats. Depuis des années, les entre­prises de réseaux sociaux tirent profit du ciblage des enfants tout en dissimulant les caractéristiques addictives et dangereuses de leurs plateformes. » Meta et Google ont annoncé faire appel de leur condamnation…

Lire la suite : Le Figaro du 27/3/26 page 27

Pascal Lenoir

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