Comme l’affirme Cécile Bory, présidente de l’association Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine, la profession est combative, mais sous tension. Craignant que les fermetures ne se multiplient, impactant toute la chaîne du livre, le SLF et les libraires interrogés par Livres Hebdo en appellent au sursaut, tant de l’interprofession que des pouvoirs publics. Explications.
«Un château fort assiégé de toutes parts ». C’est ainsi que Jacques-Étienne Ully, gérant de six librairies Folies d’encre en Île-de-France, décrit la situation actuelle de la librairie indépendante. Pourtant, sur le papier, tout ne va pas si mal. Certes, les dernières données publiées par le Centre national du livre (CNL) font état de 72 fermetures en 2024, soit deux fois plus qu’en 2017. Mais après la vague de créations post-Covid, il s’agit très probablement d’un « effet correctif », analyse Alexandra Charroin-Spangenberg, cogérante de la Librairie de Paris (Saint-Étienne) et présidente du Syndicat de la librairie française (SLF). Malgré cette hausse des fermetures, le solde démographique de la libraire est par ailleurs resté positif l’année dernière…






































