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Le livre est mort, vive le livre

Il pleuvait dru sur Lechiagat lorsque je me suis assis dans mon salon, un maté tiédissant à portée de main, les embruns frappant les vitres avec ce rythme obstiné que connaissent les hommes de la côte. Sur un meuble de chêne, devant moi, reposaient un mètre cinquante de  livres que j’avais achetés ces derniers mois et que je n’avais toujours pas lus. Ils formaient une sorte de cordillère silencieuse, un paysage de papier où l’on devine des mondes que l’on n’a pas encore foulés. Autrefois, lorsque j’achetais un  livre, je l’ouvrais aussitôt, comme on déplie une carte avant de marcher. Aujourd’hui, je les achète d’abord par réflexe, par fidélité à une habitude ancienne, avec l’espoir vague qu’un jour la mer de nos obligations se retirera assez pour que j’aie le temps de les lire. Mais ce temps se raréfie, comme s’il s’évaporait dans les machines qui nous entourent…

Lire la suite : Breizh-info du 2/12/25

Pascal Lenoir

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