La revue centenaire est à l’origine de l’un des plus grands groupes de médias mondiaux.
Les visiteurs des kiosques à journaux seront sans doute animés par une certaine curiosité le 18 décembre en apercevant le numéro inaugural de Time France. Car c’est la première fois que ce monument de la presse américaine s’exporte dans la langue de Molière. Et il ne s’agit pas d’une simple traduction en « VF » de l’édition originale, mais bien d’une déclinaison tricolore qui entend surfer sur ce qui a fait le succès et la notoriété de la revue centenaire : des unes emblématiques, des reportages chocs, le tant attendu numéro sur la personnalité de l’année et, bien sûr, des entretiens fleuves sur les débats qui agitent l’époque.
« L’idée est de garder l’ADN du Time américain mais de le rapprocher des sujets français et européens », explique Dominique Busso, directeur général de Time France. Cet entrepreneur actif dans les médias depuis les années 2000 s’est porté acquéreur de la licence du magazine pour la France, la Belgique, le Luxembourg et Monaco au début de l’été. Via son groupe 360 Business Media, il éditait déjà la version française de Forbes depuis 2017, ainsi que la revue Oniriq, fondé en 2022. Le lancement autofinancé de Time France lui permet de s’ancrer un peu plus dans le paysage médiatique hexagonal, même si le magazine opte pour un rythme trimestriel, contre toutes les deux semaines pour la version américaine…






































