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Taxe carbone aux frontières : les industriels craignent d’être à nouveau pénalisés

La Commission européenne va présenter la dernière mouture du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), avant une application progressive à partir du 1er janvier prochain.

Le sujet est bien moins médiatique que celui de l’interdiction des moteurs thermiques à horizon 2035 pour les voitures neuves. Mais il est tout aussi important pour le maintien d’une industrie en Europe. Mercredi 17 décembre, la Commission européenne va présenter ses ultimes arbitrages sur le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), plus communément appelé « taxe carbone aux frontières ».

Ce mécanisme s’inscrit dans la politique européenne visant à diminuer drastiquement les émissions de CO2 du continent afin de lutter contre le dérèglement climatique. « L’Europe a choisi d’internaliser le prix du carbone en attribuant des quotas payants aux émetteurs de carbone, détaille Olivier Lluansi, professeur au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers), titulaire de la chaire industrie décarbonée. L’idée est que le marché sera le plus efficace en orientant les décisions d’investissement vers les solutions les moins coûteuses comparé à leur impact carbone. » L’Union européenne (UE) a ainsi mis en place, dès 2005, des quotas carbone, cotés sur un marché ­ ETS (Emission Trading Scheme).

Les entreprises qui émettent du CO2 doivent le compenser en achetant ces quotas. Ce qui surenchérit leurs coûts de production. Elles sont donc incitées à investir dans des modes de production moins gourmands en CO2, afin de diminuer cette charge financière. Le nombre de secteurs concernés par les quotas a été peu à peu élargi…

Lire la suite : Le Figaro du 17/12/25 page 21

Pascal Lenoir

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