On sale ! A vendre ! C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire Fibre Excellence, qui exploite en France l’usine de pâte à papier de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et celle de Tarascon (Bouches-du-Rhône) et affiche une capacité globale annuelle de 550 000 tonnes. L’entreprise a mandaté la banque Rothschild pour trouver un repreneur. Mais ce n’est pas le seul rebondissement ! Faute d’avancées concrètes sur le dossier, l’actionnaire (Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper et qui est également propriétaire du groupe Domtar) a aussi engagé un recours administratif contre l’État afin qu’il revalorise le tarif de rachat de l’électricité (Les excédents de vapeur générés par le travail de la biomasse permettent en effet de produire de l’électricité revendue à l’État). Sans engagement écrit d’ici mi-avril (date à laquelle se terminera la procédure de conciliation ouverte devant le Comité interministériel de restructuration industrielle), il pourrait décider la mise en cessation de paiement de ses usines et saisir le juge administratif. Car Fibre Excellence, qui a réalisé 300 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, estime même avoir été flouée par l’État pour un préjudice global (Fibre Excellence pointant l’octroi d’un tarif bien plus favorable à un concurrent) évalué à 52 millions d’euros sur l’année. Pour rappel, un plan de soutien gouvernemental de 150millions d’euros avait été annoncé il y a un mois, mais selon l’actionnaire, il ne permettait pas de résoudre durablement la problématique centrale du prix de rachat de l’électricité. En attendant, sur le terrain, l’activité devrait reprendre ce jour à Saint-Gaudens, après deux semaines d’arrêt suite à un manque d’approvisionnement en bois. Du côté de Chapelle Darblay, c’est l’incertitude qui monte également : Fibre Excellence est, rappelons-le, aussi impliqué dans le dossier de cette usine, située dans la périphérie de Rouen.






































