Compléments alimentaires, applis et coachs se sont multipliés, en tirant profit de la détresse des couples infertiles.
Une application de suivi fraîchement sortie, un kit de moniteur d’ovulation, un gel lubrifiant spécial grossesse… Les algorithmes des réseaux sociaux de Jeanne* laissent peu de doute sur son désir d’avoir des enfants. « J’ai l’impression d’être constamment ciblée, je ne sais plus trop où donner de la tête », confie cette trentenaire, qui habite à Paris. Elle et son mari ont commencé un parcours d’assistance médicale à la procréation (AMP) il y a quatorze mois. Un parcours du combattant, que connaissent de nombreux couples. L’infertilité en concerne un sur quatre désormais.
Ces milliers de couples essayant sans succès d’avoir un enfant représentent autant de personnes qui peuvent rechercher une assistance à la procréation, ce qui n’a pas échappé aux entreprises et aux investisseurs. Ces dernières années, l’étendue de biens et de services pour y remédier s’est considérablement développée. Auparavant, « il n’y avait que quelques blogs qui abordaient le sujet, une petite offre de compléments alimentaires plutôt portée par des laboratoires et prescrits par des médecins », se souvient Virginie Rio, responsable de Bamp!, une association de patients de l’AMP et de personnes infertiles fondée il y a quatorze ans. Il suffit de rechercher sur internet le mot-clé « fertilité » pour crouler sous une avalanche de propositions afin de « maximiser ses chances d’être enceinte » :coachs de fertilité ou sportif, naturopathes et compléments alimentaires en tout genre… Selon la société d’études Spherical Insights, le marché français pesait 1,93 milliard de dollars en 2024 et devrait passer à 6,17 milliards d’euros en 2035, avec une croissance annuelle de 11,1 %. Signe de l’attractivité…






































