Le directeur du quotidien américain met en garde ses alter ego face aux accords noués avec ces entreprises.
Sa « keynote » était l’une des plus attendue du Congrès mondial des médias d’information organisé par le WAN-Ifra à Marseille. Le directeur de la publication du New York Times, Arthur Gregg Sulzberger, a prononcé lundi soir un vibrant plaidoyer pour le financement de l’information alors que le déferlement de l’intelligence artificielle fragilise de façon inédite le modèle économique des éditeurs de presse. « Notre profession est trop silencieuse, trop passive et trop fragmentée face aux abus des entreprises qui dirigent la révolution de l’IA », a estimé le dirigeant, citant OpenAI, Google, Perplexity, Microsoft ou encore Meta au cours de son discours.
Devant un auditorium comble, le patron a insisté sur le « péché originel » sur lequel repose l’intelligence artificielle générative, soit « un vol effronté de propriété intellectuelle, à une échelle sans précédent ». « Les géants de la technologie exploitent les sites d’information comme des mines à ciel ouvert, sans permission ni compensation. Ils reconditionnent ces biens volés comme s’ils leur appartenaient, siphonnant les audiences et les revenus qui, autrement, reviendraient aux organisations de presse qui ont créé ce travail. Cela ne se produit pas seulement pendant le processus d’entraînement, mais chaque jour », clame-t-il…






































