Partagé et commenté sur les réseaux sociaux, notamment, le phénomène est désormais bien connu, tout comme le mot japonais pour le désigner, tsundoku. Soit le fait d’entrer dans une librairie et de laisser libre cours à une frénésie d’achats, tout en sachant pertinemment que les ouvrages choisis ne seront pas lus avant un certain laps de temps. Les neurosciences se sont penchées sur ce comportement…
Le syndrome de la pile à lire, ou tsundoku en japonais, désigne un mal qui parait en réalité très sain : le fait, dans les librairies, de multiplier les achats alors que le nombre de lectures en attente est déjà passablement élevé. Souvent associé aux commerces de livres, il s’applique aussi, a priori, aux bibliothèques — où il s’avère bien plus clément pour le portefeuille.
Peu importe le lieu : tant qu’il y a des livres, le tsundoku guette. Mais comment s’analyse ce comportement par les neurosciences ? Michelle Spear, professeure d’anatomie au Centre de recherche dédié de l’université de Bristol (Royaume-Uni), avance quelques éléments de réponse dans un article publié par The Conversation.
Elle-même victime du syndrome de la pile à lire, Spear le considère comme une belle démonstration de la manière dont le cerveau peut anticiper des événements, et s’en réjouir à l’avance…






































