Aussi bien du côté des groupes (Hachette, Madrigall) que des maisons (P.O.L, Minuit, Allary), certains chiffres d’affaires semblent contredire l’idée d’un marché déprimé. Le détail dans notre top 100 2026 réalisé en partenariat avec Marianna.
sommaire
- • Classement 2026 : les 100 premiers éditeurs français
- Méthodologie
Pour ce classement des éditeurs de l’année 2026 (dont le PDF est également disponible en document lié), Livres Hebdo et Marianna ont choisi de se concentrer sur les 100 premiers groupes et maisons de France, ce qui rend moins pertinentes les comparaisons avec le classement de l’an passé. Cependant on constate que les 10 groupes en tête du classement progressent de 2,13 %. Alors que le SNE affiche des chiffres légèrement négatifs pour l’ensemble de ses adhérents (-0,63 % en valeur et -1,49 % en volume).
Ce chiffre ne tient pas compte du chiffre d’affaires à l’étranger du groupe Hachette en forte progression, +4,5 %, passant ainsi la barre des 3 milliards. Le groupe en France, avec un chiffre d’affaires d’environ 960 millions d’après le rapport d’activité 2025 de Louis Hachette Groupe, connaît une progression équivalente, notamment grâce au succès d’Astérix en Lusitanie et au rachat des éditions du Routard (une vingtaine de millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024).
Editis conforte sa deuxième place avec un chiffre d’affaires de 850 millions, en hausse de 9,96 %, qui s’explique en grande partie par la croissance externe due au rachat de Delcourt. Ce qui lui permet d’investir le marché de la bande dessinée sur lequel il était le seul grand groupe à être absent.
Madrigall prend la troisième place, avec un chiffre d’affaires de 684 millions d’euros, en croissance de 8,5 %, qui doit beaucoup au succès de Freida McFadden (+40 % pour J’ai Lu) mais également au prix Goncourt de Laurent Mauvignier (+226,6 % pour Minuit) ainsi qu’au nouveau roman d’Emmanuel Carrère (+94,1 % pour P.O.L)…






































