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Emploi : une rentrée à haut risque

Alors que les indicateurs virent au rouge et que les entreprises ont déjà commencé à réduire la voilure sur les recrutements, le budget 2027 prévoit un large coup de rabot dans l’enveloppe du ministère du Travail.

Les juillettistes ne sont pas encore revenus de vacances et les aoûtiens ne sont pas encore partis, mais la rentrée s’annonce déjà maussade sur le front de l’emploi. Depuis cinq trimestres, la courbe du chômage ne cesse d’augmenter. En un an, le nombre de ­demandeurs d’emploi a augmenté de 0,7 point pour atteindre 8,1 % fin mars. Les prévisions de l’Insee pour le reste de l’année 2026 ne sont guère plus optimistes. Avec une population en capacité de travailler en forte hausse (+ 185 000 personnes sur un an) et des créations d’emplois qui font du surplace, « le taux de chômage continuerait d’augmenter pour atteindre 8,4 % d’ici fin 2026 », avançait l’institut statistique dans une note de conjonc­ture publiée au début de l’été.

« Partout en France, les entreprises font face à des réalités très concrètes : enjeux de compétitivité, coût de l’énergie, transmission des sociétés, pression fis­­cale… C’est cette accumulation qui fait ­peser une menace sur l’emploi », résumait il y a quelques semaines le président du Medef, Patrick Martin. De fait, trimestre après trimestre, au fil des conflits armés et des périodes d’instabilité politique, le marché de l’emploi se dégrade. Témoin de cette tendance qui s’installe maintenant dans la durée, les entreprises de taille intermédiaire (ETI), pourtant connues pour leur dynamisme et leur résilience, courbent elles aussi l’échine…

Lire Le Figaro du 21/7/26 page 24

Pascal Lenoir

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