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Hélio Charleroi : il y a urgence à trouver un repreneur

L’imprimerie Hélio Charleroi, dont la faillite a été annoncée le 25 janvier, va-t-elle trouver un repreneur ? Le curateur aurait bien reçu des marques d’intérêt ces derniers jours mais les représentants du personnel n’en connaissent pas la teneur. Il pourrait s’agir d’industriels qui ne seraient intéressés que par le rachat de machines.

 

Les syndicats souhaitent évidemment une reprise du site et des activités, ce qui permettrait de sauver les 180 emplois de cette imprimerie où l’on pratique l’héliogravure, la dernière de son genre en Belgique. On y imprime des folders publicitaires pour plusieurs enseignes de la grande disitribution.

 

Et il y a urgence, avertissent les syndicats socialiste et chrétien. « L’usine doit être chauffée pour rester fonctionnelle et cela coûte cher. Le curateur ne dispose que de deux mois de trésorerie pour couvrir les frais », explique Marc Moreau, permanent CSC. « Quelques dizaines de milliers d’euros ont été récupérés grâce notamment aux clients qui ont honoré leurs commandes en cours. Tous, sauf Carrefour France qui a fait imprimer ses publicités ailleurs », précise Alain Rebier, permanent Setca.

 

Vendredi, une rencontre entre les représentants syndicaux et ceux de la Sogepa, le bras financier de la Région wallonne, a eu lieu. L’objectif : demander à la Sogepa une aide à la recherche d’un repreneur sérieux. Le curateur doit d’ailleurs prendre contact avec la Sogepa très prochainement. Les syndicats avaient une autre requête : l’octroi d’un crédit-pont de la Région, histoire de laisser un peu plus de temps au curateur pour trouver un éventuel repreneur.

 

A ce sujet, c’est le gouvernement wallon qui doit donner son aval mais une extrême prudence est de mise car l’Europe pourrait considérer qu’il s’agit d’aides d’Etat et donc sanctionner la Wallonie.

 

Pour les représentants du personnel, la faillite déclarée par le groupe propriétaire CirclePrinters est peut-être suspecte. Ils ont demandé à la Sogepa une aide juridique pour examiner tous les documents nécessaires. La CSC annonçait le 28 janvier qu’elle attaquerait le groupe en justice si des éléments de preuve étaient trouvés.

 

Lire : La Libre du 11 février

 

Jean-Philippe Behr

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