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Jacques Bächtold nous a quitté à 93 ans

Jacques Bächtold nous a quitté. Des grands arbres centenaires, il possédait la hauteur de vue, la vive sève et la fibre constante.

 

Fils d’un agent importateur de papeteries étrangères, Jacques Bächtold fut, dès son enfance, initié aux arcanes de notre industrie et du monde des arts graphiques.

 

En 1958, il intègre le groupe des papeteries Chapelle-Darblay, dont les papeteries de la Chapelle avaient été fondées par son père en 1930. Durant un quart de siècle, il y exercera ses talents d’homme de commerce et de communication jusqu’ au poste de Directeur Commercial. En 1983, au moment du dépôt de bilan de cette entreprise, lui est alors proposée une retraite anticipée.

 

A 58 ans, cette situation est inconcevable pour l’homme de défis et de projets qu’il a toujours été. FINNPAP – alors leader mondial de l’industrie papetière- qui connait le talent et la valeur de Jacques Bächtold lui offre le poste de dirigeant de FINAPAR, sa filiale française, avec pour mission ambitieuse de développer les volumes, l’image et le leadership de la papeterie finlandaise dans l’hexagone. Dix ans plus tard, il se retirera après avoir doublé le tonnage, atteint le chiffre impressionnant du million de tonnes et, au-delà des nombres, avoir construit, avec une équipe entièrement dévouée, des relations directes avec tous les acteurs des arts graphiques en France. Sous sa férule d’homme de la croissance, FINAPAR n’avait, durant cette décennie, jamais cessé d’embaucher et de former les nouvelles générations.

 

Grand ambassadeur de la Finlande, pays qui ne quittera jamais son cœur, Jacques épousera Anja en 2004 avec laquelle il s’installera en Suisse, son autre patrie. Il restera néanmoins toujours en contact régulier avec ses amis, anciens collègues et clients, jamais avare d’un courrier de vœux, d’échanges fructueux autour d’un bon repas, d’un appel téléphonique à l’occasion des anniversaires ou de moments plus difficiles nécessitant des encouragements.

 

Il était Chevalier des Arts et Lettres, et recevoir ses courriers était toujours un moment de plaisir et d’enseignement.

 

(Souvenirs et parcours rapportés par Richard Pilch, compagnon CCFI)

Jean-Philippe Behr

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