Après un nouveau recul des ventes cet été, le secteur entame une séquence décisive, marquée par les difficultés de la librairie.
Philippe Jaenada, Jean-Philippe Toussaint, Philippe Besson, Amélie Nothomb… Les nouveautés de la rentrée littéraire sont en bonne place sur les tables des libraires. Quatre cent soixante et une parutions de romans sont attendues d’ici à octobre, mois qui donnera aussi le coup d’envoi des grands prix littéraires d’automne. En moyenne, la rentrée littéraire représente un peu plus de 10 % des ventes annuelles sur le créneau de la fiction grand format. Autant dire que les éditeurs jouent gros. Les libraires sont eux aussi fébriles.
La première partie de l’année, bien que portée par quelques locomotives, comme la saga de Freida McFadden, a été particulièrement mauvaise. Entre janvier et juin, les ventes de livres ont reculé de 6,2 % sur un an, à 123,6 millions d’exemplaires, selon NielsenIQ GfK. La hausse des prix a permis d’atténuer légèrement le choc en valeur (- 5,4 %, à 1,56 milliard d’euros). L’été caniculaire, qui a gâté les cinémas, n’a pas profité aux professionnels du livre. Selon les chiffres de l’Observatoire de la librairie, qui se fonde sur un échantillon de 500 librairies indépendantes, le chiffre d’affaires a baissé de 3,7 % en juillet, puis de 5 % en août…






































