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Lancement de la facturation électronique : « Les plateformes continuent à recevoir énormément de demandes »

ENTRETIEN – Sébastien Rabineau, directeur du projet de la facturation électronique à la Direction générale des finances publiques, dresse le premier bilan de la réforme entrée en vigueur le 1er septembre.

La France a entamé son passage à la facturation électronique. Les entreprises françaises doivent en principe toutes avoir déjà choisi une plateforme agréée par l’État, par laquelle transiteront leurs factures désormais dématérialisées. Les grands groupes et les ETI doivent déjà envoyer et recevoir les leurs par ce canal. Les PME, les microentreprises et les TPE sont, elles, tenues de pouvoir le cas échéant les réceptionner ainsi, mais ne seront obligées de les émettre sous ce format qu’à partir du 1er septembre 2027. Sébastien Rabineau, qui a piloté cette réforme à Bercy, fait le point sur le lancement.

LE FIGARO. – Les entreprises se sont-elles mises en ordre de marche ?

SÉBASTIEN RABINEAU. – Le 10 juillet dernier, 36 % des 4 millions d’entreprises que nous ciblons prioritairement (celles qui sont encore en activité et ont fait une déclaration de TVA l’an dernier) avaient déjà choisi leur plateforme. Elles étaient 58 % le 23 août, et 66 % le 4 septembre. La dynamique s’accélère, les plateformes continuent à recevoir énormément de demandes. Cela a été le cas aussi en Belgique quand elle a mis en place la facturation électronique. Le pic des adhésions a eu lieu dans les semaines qui ont précédé et suivi l’entrée en vigueur de la réforme. Ce jour-là, 65 % des entreprises étaient dotées d’une plateforme. Elles étaient 80 % deux mois plus tard.

Comment se sont déroulés les premiers échanges entre les plateformes ?

Dès le premier jour, quelques centaines de milliers de factures électroniques ont circulé. Le 4 septembre,..

Lire la suite : Le Figaro du 7/9/26

Pascal Lenoir

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