La 5è édition du Paris Book Market (4 au 5 juin) accueillera pour la première fois des vendeurs de droits d’un pays non-francophone, les Pays-Bas. L’occasion de plonger dans un marché au cadre réglementaire hérité d’un siècle de tradition, bousculé par les nouveaux modes de consommation. Cet article est le second d’une série consacrée au Paris Book Market (PBM) et les Pays-Bas, son invité d’honneur, diffusée tout au long de la semaine.
Le marché néerlandais du livre affiche des signaux contradictoires. En 2025, 44 millions d’exemplaires ont été vendus — en recul de 3 % sur un an — mais pour un chiffre d’affaires légèrement supérieur, à 637 millions d’euros, selon NielsenIQ. « Les livres sont devenus plus chers. C’est ce que montrent les chiffres », résume Martijn David, secrétaire général du GAU, l’association des éditeurs néerlandais.
La répartition des ventes entre librairies physiques et vente en ligne atteint désormais l’équilibre : 50 % chacune. Ball, équivalent local d’Amazon — appartenant au groupe Albert Heijn, premier distributeur alimentaire du pays —, domine le canal en ligne. L’ebook plafonne à environ 6 % du chiffre d’affaires, hors abonnements de streaming. « Le marché numérique n’a pas crû comme on le pensait il y a 10 ou 15 ans », observe Martijn David…






































