Notre économie peine à produire suffisamment de valeur pour soutenir des hausses de salaires sans dégrader notre compétitivité.
Le travail coûte cher en France. Dans l’industrie manufacturière, une heure représente une dépense de plus de 47 euros pour une entreprise de dix employés et plus, selon les données Eurostat du troisième trimestre 2025 traitées par Rexecode. Dans la zone euro, la moyenne est de 41,20 euros. Et la progression se poursuit : l’indice du coût du travail augmente de 2,8 % sur un an dans l’industrie, de 3,4 % dans la construction et de 2,1 % dans le tertiaire. En tout, il est en hausse de 2,3 %, selon les chiffres de l’Insee de ce vendredi. Ce qui reste une tendance modérée car la progression des salaires continue de ralentir en raison d’une très faible inflation (0,9 % en 2025), et les versements de primes de partage de la valeur marquent légèrement le pas. En revanche, coupes budgétaires obligent, les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires sont en recul. Le gouvernement en a réduit le fardeau pour les caisses publiques d’environ 2 milliards d’euros en 2025, puis de 4 milliards dans le budget 2026, ce qui alourdit nécessairement le coût horaire pour les entreprises comptant beaucoup de petits salaires…






































