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Prisma Media : la nouvelle direction envisage un troisième plan de départs, plus de 200 postes menacés

Après CMI France où 87 postes sont menacés, Prisma Media pourrait engager un nouveau plan de réduction d’effectifs d’ampleur. Selon les informations du Figaro, la direction du premier groupe de presse magazine en France envisagerait un plan de départs portant sur 200 à 250 postes, sur un effectif d’un peu plus de 700 salariés.

Ce projet devrait être présenté ce jeudi matin lors d’un comité social et économique (CSE) convoqué par Gérald-Brice Viret, récemment nommé vice-président du groupe. Contacté par Le Figaro, le dirigeant n’a pas souhaité commenter.

Une rupture conventionnelle collective privilégiée par la direction

D’après le quotidien, la direction souhaiterait que cette réduction d’effectifs prenne la forme d’une rupture conventionnelle collective (RCC). Une option à laquelle les représentants du personnel, déjà informés du projet, se disent opposés, réclamant la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

Une succession de plans depuis le rachat par Vivendi

Racheté à l’allemand Bertelsmann en avril 2021 par Vivendi, Prisma Media est aujourd’hui intégré à Louis Hachette Group, l’une des entités issues du spin-off du groupe Bolloré.

Depuis cette reprise, le groupe a déjà connu plusieurs restructurations. Une RCC, signée en août 2024, s’est traduite par 27 départs. Elle a été suivie d’un PSE, conclu en juillet 2025, qui a entraîné 54 départs. Ce dernier fait actuellement l’objet d’un recours devant le tribunal administratif, les syndicats en demandant l’annulation.

Un climat social tendu depuis l’été 2025

Le propriétaire de Capital, Voici et Femme Actuelle traverse une période de fortes tensions internes depuis le départ de sa présidente Claire Léost, en août 2025. La gouvernance a depuis été confiée à un trio de direction proche de Vincent Bolloré : Arnaud Lagardère, nommé président, Gérald-Brice Viret en tant que vice-président, et Serge Nedjar, directeur des rédactions.

Selon Le Figaro, des journalistes dénoncent de multiples interventions éditoriales et une politique d’économies renforcée. Une clause de conscience a été ouverte en novembre au sein de Capital et doit courir jusqu’en avril. Une dizaine de journalistes, soit environ un tiers de la rédaction, ont déjà choisi de quitter le titre.

Lire : The Media Leader du 18 décembre

Jean-Philippe Behr

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