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Une vague de licenciements déferle sur la tech

Après deux années de croissance en raison de la pandémie, l’heure est à la réduction des coûts pour les entreprises du numérique.

Dans les couloirs de Meta (maison mère de Facebook), les salariés tremblent. Après avoir vécu une vie dorée durant de nombreuses années, les stars de la Silicon Valley redoutent désormais de se réveiller un beau matin avec un courriel de licenciement dans leur boîte mail. Depuis la publication de résultats décevants fin juillet, leur patron, Mark Zuckerberg, ne cache plus ses intentions: face au spectre d’une récession imminente et au ralentissement de la demande pour ses services depuis le «retour à la vie normale», les éléments les moins performants pourraient bientôt se voir remercier. Après des années de croissance insolente, les géants de la tech, comme Meta, revoient aujourd’hui leur priorité.

Dans un environnement macroéconomique marqué par l’instabilité géopolitique et le resserrement brutal des politiques monétaires pour lutter contre l’inflation, l’heure est à la réduction des coûts pour les entreprises technologiques. Le rythme d’embauches frénétiques des deux dernières années a laissé place, ces derniers mois, à des coupes massives d’effectifs. En mai, la tech subissait un krach boursier: les actions des géants du numérique perdaient plus du quart de leur valeur en un mois, comme elles l’avaient déjà fait en l’an 2000. Depuis, plus de 88.000 salariés dans le secteur ont été licenciés en trois mois et demi à l’échelle mondiale, contre 5000 durant la même période en 2021, selon le site LayoffsTracker. Parmi eux: des ingénieurs en informatique, des commerciaux ou encore du personnel des ressources humaines. Même les acteurs de la tech les plus solides sont concernés: Apple, Microsoft, Amazon ou encore TikTok ont tous récemment annoncé se séparer d’une centaine d’employés, après un premier gel des embauches. Amputé par la baisse des recettes publicitaires, Snapchat prépare également un plan de licenciements. «Nous assistons à la première correction du marché de l’emploi dans la tech, face à la chute en Bourse des géants du secteur et à une demande au ralenti des consommateurs depuis la fin de la pandémie», analyse Yann du Rusquec, managing Partner au sein de l’équipe Growth d’Eurazeo…

Lire la suite : Le Figaro du 20/8/22 pages 26 et 27

Pascal Lenoir

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