On a coutume de dire qu’en France, on n’imprime que le noir, mais les industriels ont d’autres compétences. Des atouts essentiels à toute la filière du livre.
Sur les 307 millions d’ouvrages neufs vendus en 2025, environ 230 millions ont été imprimés en France (sources Uniic et NielsenIQ BookData). Cette proportion masque une réalité contrastée : si la France reste dominante sur le livre noir, elle a perdu quasi totalement le segment de la jeunesse illustrée et reste minoritaire sur le livre semi-complexe et la quadrichromie haut de gamme, structurellement importés d’Espagne, d’Italie, de Pologne et d’Asie.
Si les imprimeurs français résistent, c’est notamment grâce à leur proximité, c’est-à-dire leur agilité. Fils d’imprimeur, Frédéric Fabi a travaillé pour un groupe anglais avant de fonder Dupliprint en 1993 et de proposer de l’impression numérique. « À l’époque, c’était une technique novatrice », rappelle-t-il. Malgré les difficultés du marché, il croit en l’avenir. L’entreprise compte aujourd’hui 210 salariés, répartis sur deux sites de production, l’un à Mayenne qui imprime les moyens et longs tirages (mangas, Guide du routard…) en numérique ou en offset, l’autre à Domont, en région parisienne, consacré à l’impression numérique…






































