Le marché de la papeterie a le vent en poupe chez les libraires en quête de marge et de diversification. Gros et petits fournisseurs tentent de dépasser les freins d’une profession en cours d’acculturation aux règles de la filière. Quelques maisons d’édition, soucieuses de défendre le papier comme leur chiffre d’affaires, investissent elles aussi.
Liés par la matière et par une histoire commune, les acteurs du livre et de la papeterie se tournent autour, sans toujours parvenir à se trouver. La quête de diversification et de relais de croissance entraîne toutefois des rapprochements plus nets.
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« Le marché de la papeterie fantaisie et haut de gamme, qui est celui qui intéresse le plus les libraires avec le scolaire, se porte bien », explique Emmanuel Moreau, agent commercial pour Paperblanks (Hachette), numéro 2 mondial de la papeterie haut de gamme après Moleskine, mais aussi pour les marques Leuchtturm1917 et Semikolon.
Symbole d’un monde pré-numérique
« Depuis le Covid, l’écriture est revenue au centre de l’attention. Des comptes Instagram et TikTok s’en emparent, de même que les professionnels de la santé mentale qui recommandent très souvent d’écrire ses journées », analyse Emmanuel Moreau, observant un regain d’intérêt particulier chez les jeunes. « La Gen Z nous surprend à vouloir se déconnecter. La pratique du carnet, de jeux de société ou l’achat de cassettes audio correspondent à l’envie de se réapproprier un monde d’avant le numérique », poursuit-il….






































