En ce jour de rentrée, les élèves devront se séparer de leur téléphone avant d’entrer en classe. Mais la mesure d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans n’a, elle, pas abouti pour l’heure.
Le téléphone portable est interdit cette année au lycée, après l’avoir été au collège en 2018. En cette rentrée scolaire, il s’agit de la nouveauté qui fait couler le plus d’encre. Pourtant, elle ne résout en rien la problématique bien plus vaste de la surexposition des enfants et des adolescents aux écrans. Conformément aux promesses formulées en décembre 2025 par un président Macron désireux de laisser une trace sur le sujet, une loi devait permettre à la fois d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et de bannir le smartphone des lycées. Le premier volet, visant à établir une « majorité numérique », a finalement été retoqué le 14 août par le Conseil constitutionnel. Les Sages y ont vu « une atteinte disproportionnée » à la liberté d’expression. Seul le second volet de la loi a donc été promulgué, le 24 août. Ce 1er septembre, jour de rentrée, Emmanuel Macron a choisi de faire le déplacement dans un lycée de Lozère pour échanger avec les élèves et enseignants sur cette interdiction qu’il a personnellement voulue.
« C’est une bonne nouvelle. Pour la première fois, les élèves français auront une scolarité complète sans téléphone, s’est félicité le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, lors de sa conférence de presse du 25 août. Je sais qu’au début cette interdiction sera peut-être difficile à respecter pour certains, a-t-il concédé. Mais aucun argument sérieux ne permet de soutenir qu’un téléphone soit indispensable en cours, quand les écrans fragmentent l’attention, perturbent le sommeil et appauvrissent les relations sociales », a-t-il ajouté. Premier syndicat des chefs d’établissement, le SNPDEN-Unsa rejoint le ministre sur ce point…






































