CCFI

David Assouline : « Si je me bats, c’est pour sauver la presse »

Le sénateur socialiste de Paris était l’invité du Talk Le Figaro. David Assouline est à l’initiative d’une proposition de loi sur «les droits voisins» pour contraindre les géants du net à dédommager les éditeurs de presse pour leur contenu.

«Les géants du Net ont des capacités plus grandes que les États.» Invité du «Talk Le Figaro» jeudi, David Assouline, à l’initiative d’une proposition de loi sur les droits voisins, se bat pour sauver la presse dans un bras de fer avec les géants du Net. Le principe de ce texte est de leur demander de rémunérer les contenus créés et diffusés par les agences et les éditeurs de presse.

Son combat part d’un constat: «il y a une crise de la presse parce qu’il y a une révolution technologique et l’irruption sur la scène mondiale de géants du Net», explique Assouline. Après avoir initié des actions nationales, l’élu prend conscience qu’individuellement, le combat n’est pas jouable et que d’autres pays comme l’Allemagne et l’Espagne ont reculé suite aux menaces de déréférencement de Google. Pour lui, aucun doute possible, l’union fait la force: «voilà à quoi sert l’Europe», s’enthousiasme-t-il. Et David Assouline compte bien répliquer. «700 millions d’internautes, ça, Google regarde de plus près!» martèle le socialiste. Il convient que l’efficience d’une directive européenne qui a été adoptée, combinée à sa proposition de loi, va permettre de peser. «On est prêt à la transposition, donc on ne va pas perdre de temps», annonce-t-il…

Lire Le Figaro du 5/7/19 page 24

Pascal Lenoir

Connexion

Vous n'êtes pas connecté.

Demande d’adhésion à la CCFI