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Les séries font flamber le prix des éditeurs

Comme la musique avec le streaming audio, l’édition veut bénéficier du boom des plateformes vidéo.

Crise du Covid, confinement, fermeture des librairies… le secteur mondial de l’édition devrait faire grise mine. Au contraire, il a le sourire. La vente du numéro trois américain de l’édition Simon & Schuster à Random House (leader mondial et filiale de Bertelsmann), s’est conclue à 2,2 milliards de dollars, soit… deux fois le prix espéré par le vendeur ViacomCBS. Certes, la surenchère entre les prétendants, HarperCollins (News Corp) et Editis (Vivendi) explique en partie ce montant faramineux. Mais un nouveau phénomène entre en jeu. L’explosion des plateformes de vidéos à la demande comme Netflix, Amazon Prime Video, HBO Max, suscite une demande accrue de bonnes histoires. Et qui mieux que les auteurs de romans sont capables de les fournir? The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate) a été édité par McClelland & Stewart, filiale de Random House. Et The Queen’s Gambit (Le Jeu de la dame ), le dernier gros succès de Netflix est tiré d’un livre de Walter Tevis édité par le britannique Orion Publishing appartenant à Hachette Livre. Simon & Schuster édite deux auteurs dont les adaptations d’œuvres en films ont touché le jackpot: Dan Brown (Da Vinci Code) et surtout Stephen King (Shining, Misery).

L’histoire d’amour entre la littérature et l’audiovisuel n’est pas nouvelle. Longtemps, Hachette Livre a vécu du succès de Twilight de Stephenie Meyer. Mais, aujourd’hui, les plateformes regorgent d’argent à investir dans la production…

Lire la suite : Le Figaro du 14/12/20 page 29

Pascal Lenoir

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