La lassitude de certains collaborateurs est un enjeu managérial qui invite les organisations à ajuster leurs pratiques.
Quand quelqu’un dit au bout de six mois “j’ai fait le tour de mon job”, c’est rarement un problème d’attitude. C’est bien davantage le symptôme d’un désalignement : entre ce qu’on a vendu à la personne et la réalité du poste, entre ce dont elle se sent capable et ce qu’on lui donne réellement à faire. » Voilà comment Yohann Marcet, CEO du cabinet Meaning at Work et maître de conférences à Sciences Po, résume une situation qu’il assimile au brown-out. Et d’expliciter cette perte de sens progressive liée à des missions trop circonscrites, ou encore à un manque d’autonomie dans l’exécution du travail, voire à un manque de confiance de la part du management.
« J’ai vu des entreprises qui comptaient plus de 15 niveaux hiérarchiques entre le salarié sur le terrain et le PDG au sommet. Comment ne pas imaginer que certains se sentent perdus au milieu de tout ça, et qu’ils se posent la question, légitime, de leur utilité ? »…






































